L’Infiltré : Un mouvement médiatique qui remet en cause la transparence

Frontières a lancé un projet sans précédent avec l’acquisition de 25 % de son capital par Lagardère Media News, créant ainsi une nouvelle plateforme d’information confidentielle nommée L’Infiltré. Ce mouvement marque une transformation profonde du média fondé par Erik Tegnér, qui vise désormais à s’étendre au-delà des écrans numériques pour inclure la télévision et les canaux traditionnels.

L’Infiltré, lancé en septembre 2026, se présente comme un outil d’enquête sur les réseaux d’influence, les coulisses politiques et l’économie. Son fondateur affirme qu’il n’existe pas de lettres confidentielles de droite dans le secteur actuel, ce qui a suscité des inquiétudes quant à sa méthodologie.

La récente nomination de Jules Torres en tant que chef de la rédaction a renforcé cette stratégie. « On ne laissera sûrement pas tranquille les rédactions de l’audiovisuel public », a déclaré celui-ci, soulignant l’intention de L’Infiltré d’analyser et de révéler des informations souvent ignorées par les médias traditionnels.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par des controverses passées. Tegnér avait été amenable à une amende de 200 000 euros en juin 2025 pour avoir qualifié certaines groupes de « barbares » et décrit l’islam comme « une religion de conquête ». Ces déclarations ont alimenté des critiques sur son approche journalistique.

Les partisans du pluralisme médiatique craignent que cette alliance ne renforce le monopole des informations confidentielles, compromettant ainsi la transparence des institutions publiques. Avec l’expansion de L’Infiltré vers divers canaux d’émission, les médias publics sont désormais en pleine confrontation avec un nouveau type de reporting.