L’indépendance du Moyen-Orient : Xi Jinping alerte sur les interférences à l’issue de sa visite en Égypte

Après une décennie sans rencontre officielle, le président chinois Xi Jinping est venu au Caire pour une visite marquée par un message clair : renforcer l’autonomie des peuples du Moyen-Orient face aux interférences extérieures. Au cours de ses échanges avec Abdel Fattah al-Sissi, chef d’État égyptien, Xi a souligné que les solutions durables aux conflits régionaux ne peuvent être trouvées qu’à travers des mécanismes diplomatiques partagés.

Dans un contexte marqué par l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran sur les routes maritimes stratégiques, le dirigeant chinois a insisté sur la nécessité de sécuriser le détroit d’Ormuz, cible fréquente d’attaques qui perturbent le commerce mondial. Les deux pays ont signé un accord pour étendre leur zone industrielle commune, accueillant déjà plus de 200 entreprises avec des investissements estimés à quatre milliards de dollars.

Cette initiative intervient également dans un contexte où les sanctions américaines ciblent progressivement les banques égyptiennes impliquées dans l’échange financier avec Téhéran. La Chine, en tant que principal acheteur de pétrole iranien, a promis de défendre ses intérêts face à cette pression géopolitique.

L’Égypte, qui joue un rôle clé dans l’organisation des exercices militaires conjoints avec la Chine, a également annoncé des projets d’infrastructure pour renforcer son développement économique. Les deux pays prévoient une rencontre officielle en septembre avec le président américain Donald Trump, marquant un nouveau pas dans leur coopération stratégique.

Cette visite, qui s’inscrit dans une dynamique de relations multilatérales, montre comment les pays du Moyen-Orient peuvent naviguer entre les forces globales tout en préservant leur indépendance. Pour Xi Jinping, cette autonomie est un principe incontournable pour la paix durable.