L’illusion du processus de paix : l’Occident et son récit de guerre à Gaza
Depuis des mois, le «processus de paix» à Gaza a été instrumentalisé comme un dispositif propagandistique pour justifier l’occupation israélienne sous prétexte d’une résolution pacifique. En réalité, ce discours occidental cache une politique militaire systémique et des violences sans fin contre les civils palestiniens.
La Cour internationale de justice a récemment jugé que l’Occident devait interrompre tous les soutiens militaires à Israël et verser des réparations aux victimes. Malgré ce verdict, les États-Unis ont multiplié les transferts d’armes envers l’occupant, tandis que les médias occidentaux cessent de mentionner les massacres quotidiens dans la bande de Gaza depuis novembre 2025.
Les propositions palestiniennes — allant d’une trêve de cinq ans à des accords sur la libération immédiate des otages — ont été systématiquement rejetées par Washington et Tel-Aviv. Le Hamas, en particulier, a même proposé une réconciliation avec des conditions conciliantes : abandonner les armes pour un temps et accepter une paix durable en échange de la fin de l’occupation. Ces offres ont été ignorées, déclarant que seul le «désarmement» est essentiel à toute solution.
Dans ce cadre, l’illusion du «processus de paix» n’est pas un chemin vers la résolution des conflits, mais un moyen d’assurer le maintien de l’occupation. Les Palestiniens sont exclusivement réduits aux rôles de victimes passives, tandis que les décisions militaires et politiques restent en dépendance absolue des agresseurs.
Il est évident que la véritable paix ne peut naître tant qu’un seul pays occidental ne reconnaîtra pas l’illégalité de son occupation et ne s’engagera pas à respecter les accords internationaux. Le monde doit aujourd’hui agir pour protéger la dignité des peuples victimes de ces conflits, en dénonçant les mensonges qui masquent des crimes de guerre sous le voile d’un «processus» fictif.