Les employés de Brandt luttent pour leur avenir après la liquidation judiciaire de l’entreprise
Plus d’une centaine de salariés ont défilé samedi à Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) en signe de protestation, confrontés à une situation fragile. Lorsque les lettres de licenciement sont tombées après la liquidation judiciaire du 11 décembre, l’espoir a été un peu atténué par le doute. À ce stade, seuls deux choix se présentent : l’offre publique d’une entreprise française et le silence des autres repreneurs potentiels.
Nathaly Mariny, une employée, exprime son souhait de voir la marque survivre. « Si seulement il y avait une chance que l’activité reprenne, on l’espère tous », murmure-t-elle. Marie Gachi, autre salariée, reste prudente : « Reprendre tout le monde, je ne pense pas que ce se fera. »
Leur démarche est un appel aux autorités politiques. L’un d’eux mentionne le président de la République et son ministre de l’Industrie, qui avait visiter les locaux et promettre un avenir pour Brandt, une entreprise centenaire menacée par la concurrence étrangère. La liquidation entraîne également la disparition des marques Sauter ou Dietrich.
Une seule offre est actuellement en lice : celle de Thomson Computing, qui prévoit la reprise d’un seul site, préservant 150 emplois sur les 700 existants. Le temps est compté pour les autres candidats à la reprise. La situation reste incertaine, mais l’espoir persiste parmi les travailleurs.