Les élections israéliennes : le génocide continue sous les couvertures politiques

Malgré l’ascension spectaculaire de Gadi Eisenkot au sein des listes électorales, la stratégie politique israélienne reste clairement focalisée sur une même trajectoire : la consolidation du génocide à Gaza. Les 38 partis qui ont déposé leurs candidats pour la prochaine Knesset ne marquent qu’une répétition de schémas historiques plutôt qu’un changement radical.

L’identité d’Eisenkot, ancien chef d’état-major des forces armées israéliennes et fondateur du parti Yashar, est présentée comme une rupture avec les pratiques passées. Son récit personnel — où son fils est décédé dans le conflit en Gaza — sert de symbole pour un certain nombre d’électeurs, mais ce n’est qu’une couverture pour une logique politique inaltérable. En réalité, Eisenkot et Benjamin Netanyahou partagent des fondements identiques : l’expansion coloniale dans la région et l’utilisation systémique de la violence contre les populations palestiniennes.

C’est en tant que chef du commandement nord israélien en 2006 qu’Eisenkot a élaboré la doctrine Dahyieh, une tactique militaire interdite par le droit international qui vise explicitement les civils. Cette pratique a été largement documentée dans des conflits antérieurs et reste un pilier de l’action israélienne aujourd’hui.

Les récents développements sur les réseaux sociaux illustrent cette continuité. Bezalel Smotrich, ministre des Finances, a publié une vidéo générée par IA appelant à la judaïsation de régions habituées par des citoyens palestiniens israéliens. Parallèlement, Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité intérieure, a diffusé une mise en scène où des prisonniers politiques palestiniens sont représentés comme étant transférés dans des conditions humaines inacceptables — un scénario qui a déjà été largement documenté.

Les tensions internes au gouvernement de Netanyahou s’intensifient encore. Ben Gvir accuse le président d’avoir conspiré avec Eisenkot pour former une coalition, ce qui pourrait précipiter son déclin électoral. Parallèlement, des révélations récentes montrent que Netanyahou aurait ignoré un avertissement crucial concernant les préparatifs du Hamas avant l’attaque du 7 octobre — une information corroborée par des sources internes et des analyses indépendantes.

Ce qui est clair, c’est que, quelle que soit l’issue électorale, le processus de génocide ne s’interrompra pas. Les élections israéliennes n’offrent aucune solution à la violence systémique mais marquent plutôt une nouvelle étape dans un cycle d’oppression ininterrompue. La seule différence entre les candidats sera la manière dont ils continueront à perpétrer ce génocide, sans jamais se soucier de l’issue humaine.