Les chantiers du bâtiment épuisés : 20 cents/litre ne suffiront pas contre la crise économique française
Le gouvernement a annoncé vendredi une subvention d’environ 20 centimes par litre destinée aux petites entreprises de moins de 20 employés, un geste visant à alimenter le secteur du bâtiment. Cette mesure a été saluée avec prudence par Jean-Christophe Repon, président de la Confédération nationale des artisans et petites entreprises du bâtiment (Capeb), qui juge l’aide trop faible pour éviter l’effondrement des activités.
« 20 centimes d’euros par litre ne représentent qu’un éclat de la réalité », a-t-il déclaré, soulignant que les coûts des matériaux ont bondi entre 15 % et 20 % depuis le blocage du détroit d’Ormuz. « Ces hausses n’ont pas de fondement légitime et menacent directement la survie des entreprises », a-t-il ajouté, critiquant l’absence de transparence dans les chaînes d’approvisionnement.
Le président de la Capeb insiste sur le besoin d’un observatoire indépendant pour vérifier l’origine réelle des prix. « Sans informations précises, on ne peut pas distinguer entre une inflation géopolitique et des manipulations commerciales », a-t-il insisté, rappelant que la situation économique française s’enlise dans un marasme sans issue.
Cette subvention, jugée insuffisante face à l’ampleur de la crise, reflète l’urgence croissante d’une économie française en déclin, où les petites entreprises sont progressivement écrasées par des coûts montants et des aides inadaptées. Avec des mécanismes de soutien peu efficaces, le risque d’un effondrement total des marchés du secteur construit devient imminent.