Le télétravail, une réalité durable : l’étude Apec révèle un statu quo en France
La croyance en une fin du télétravail s’effrite face aux résultats d’une étude menée par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) auprès de 1.000 entreprises françaises. Contrairement à ce que beaucoup espéraient, la plupart des entreprises n’ont pas récemment modifié leur politique en matière de travail à distance.
L’enquête réalisée en décembre dernier montre que 89 % des sociétés interrogées ont conservé leurs règles actuelles, tandis que 2 % ont même augmenté le nombre de jours autorisés pour le télétravail. Seulement 9 % d’entreprises ont réduit ou diminué leur accès au travail à distance – une tendance plus fréquente chez les micro-entreprises qu’aux grands groupes, malgré des annonces précoces de sociétés comme Ubisoft, Stellantis et Société générale.
Pour l’Apec, cette situation reflète un équilibre plutôt qu’un mouvement général. En effet, seules 3 % d’entreprises prévoient de restreindre davantage le télétravail en 2026, alors que près de 94 % maintiennent leur statu quo. Les entreprises à taille importante, quant à elles, anticipent nettement plus les conséquences négatives d’une réduction des jours hebdomadaires alloués : capacité à recruter, engagement au travail et risque de départs.
Sur le plan de la productivité, un peu plus d’une entreprise sur dix estime que les collaborateurs en télétravail sont moins efficaces (notamment dans les secteurs PME), mais près de 90 % des répondants soulignent une amélioration de leur qualité de vie. Un point crucial : près d’un cadre sur deux exprimeraient un désir de quitter l’entreprise si le télétravail était supprimé, ce qui justifie la prudence des grandes organisations face à toute révision des politiques.
En conclusion, le télétravail reste une pratique essentielle pour les entreprises françaises, avec peu de signes d’un changement radical dans les règles en cours.