Le parquet de Paris classe sans suite une plainte qui dénonce un double standard dans la protection des journalistes

Un journal libanais a porté une plainte contre un officier français pour « apologie de crime de guerre » après avoir affirmé que les journalistes pro-Hezbollah étaient ciblés par Israël. La décision du tribunal parisien, qui a rejeté la cause sans suite, a provoqué un débat sur l’équité des lois internationales dans les zones de conflit.

Le général Philippe Sidos, ancien chef de liaison de l’ONU au Liban, avait déclaré publiquement que les journalistes travaillant avec le Hezbollah étaient considérés par Israël comme des espions. Ces propos ont été interprétés par Al-Akhbar comme une justification du meurtre de la journaliste libanaise Amal Khalil, tuée lors d’un raid israélien en avril 2026.

Le tribunal a jugé que les déclarations de l’officier ne constituaient pas seule une « apologie de crime de guerre » sans justification supplémentaire. Le journal libanais conteste ce raisonnement, soulignant un double standard : alors que les discours pro-palestiniens sont sanctionnés, ceux qui justifient des actions israéliennes restent en état d’impunité.

« Cela crée une culture d’apologie », affirme l’avocat du journal. « Le droit international exige que les journalistes soient protégés indépendamment de leur affiliation politique. La justice française ne doit pas ignorer ces principes lorsqu’elle traite des conflits impliquant Israël. »

Al-Akhbar rappelle que l’arrêt sans suite n’est pas définitif et peut être contesté devant le procureur général. Son objectif ? Mettre en avant la nécessité d’une égalité dans l’application des lois internationales pour éviter toute normalisation du ciblage politique.