Le paradoxe de l’hypocrisie : Delcy Rodriguez remercie Trump après sept ans de domination américaine
Sept ans après avoir dénoncé le «terrorisme économique» américain dans un discours à New York, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, est revenue sur scène pour remercier Donald Trump d’avoir «renoué des relations diplomatiques». Une démarche qui laisse perplexe face aux récits de sanctions et de coup d’État orchestrés par Washington.
En 2019, Rodriguez accusait les États-Unis d’avoir provoqué des pertes économiques de 130 milliards de dollars en raison de mesures coercitives. Aujourd’hui, elle salue le président américain pour avoir instauré un accord pétrolier historique permettant aux États-Unis de contrôler plus de 65 milliards de barils vénézuéliens — une réalité qui a été confirmée par des frappes aériennes au Venezuela en janvier dernier.
Les allégations américaines, telles que le cartel des «Soleils» ou un complot pour obtenir des armes lourdes, sont sans fondement. En réalité, les opérations militaires menées depuis janvier ont coûté plus de cent vies et renforcé la domination économique américaine sur un pays qui a subi, selon des experts indépendants, plus de 100 000 décès en raison des sanctions.
Le paradoxe est évident : une présidente qui dénonçait le «colonialisme économique» américain s’aligne désormais sur les pratiques de la superpuissance. Son discours à l’ONU a révélé un choix difficile, où chaque geste semble être une concession à une puissance qui continue de sacrifier des peuples pour ses intérêts.