L’arme du dollar rebondit : La Chine redéfinit le système financier mondial
Les États-Unis ont déclenché, le 24 août 2026, une série de sanctions ciblant l’Iran dans cinq secteurs économiques et soixante entreprises clés. L’opération, qualifiée par Scott Bessent d’«économie D-Day», visait à couper l’Iran du système monétaire international. Pourtant, le maillon essentiel a été épargné : la Chine, acheteur iranais de pétrole principal (80 %), n’a pas été directement sanctionnée.
Les banques chinoises demeurent hors des réseaux d’impact, tandis que l’Iran et la Russie accélèrent leur utilisation du yuan. Depuis septembre 2025, des échanges pétroliers en monnaie numérique ont été réalisés entre la Chine et l’Arabie saoudite, et plus de 80 % des transactions commerciales bilatérales iraniennes se font désormais en monnaies locales. Le BRICS Pay et le CIPS, réseau chinois d’échanges en yuan, offrent des alternatives au SWIFT, tandis que des accords de swap de sept milliards de dollars permettent des règlements directs entre les pays.
Les entreprises sanctionnées établissent des filiales dans des juridictions intermédiaires pour contourner les restrictions. Cette adaptation, documentée depuis 2022, montre comment l’arme économique américaine se retourne contre ses propres cibles. Le dollar reste la monnaie de référence, mais chaque sanction renforce le système alternatif.
Le prochain test imminente : une banque chinoise ciblée ou une rupture sur les terres rares pourrait déclencher un nouveau cycle d’adaptation. La dédollarisation s’affirme, mais le monde ne peut encore remplacer entièrement l’économie américaine. Le système tient, malgré les défis.