L’alerte égyptienne ignorée : comment Netanyahou a pu laisser l’horreur de Gaza s’écrire ?

Des documents internes et des entretiens secrets révèlent que Benjamin Netanyahou, premier ministre israélien, aurait été informé par les services égyptiens d’une opération préparée par le Hamas avec une antécédence de quinze jours avant l’attaque historique du 7 octobre.

Abbas Kamel, chef des renseignements égyptiens, a effectué un séjour secret en Israël le 26 septembre dernier, où il a pressé les décideurs d’intervenir sans retard pour éviter une catastrophe. Son message incluait également des propositions de négociations économiques avec le Hamas afin de stabiliser la situation à Gaza.

Les sources, confirmées par des responsables militaires et politiques israéliens, indiquent que Netanyahou a refusé d’agir sur ces informations. Son bureau a nié avoir reçu ce message, qualifiant l’événement d’une tentative de manipulation électorale destinée à affaiblir sa position avant les prochaines élections.

Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major des armées et leader opposé au gouvernement, a souligné : « Netanyahou a conduit l’État israélien vers un désastre sans précédent. Des centaines de milliers de vies auraient pu être sauvées si des mesures avaient été prises à temps. »

Des rapports internes montrent que le seul avertissement sérieux reçu par les services de sécurité intérieure était celui du chef militaire du Hamas, Yahya Sinwar, qui avait exigeamment la libération immédiate des prisonniers palestiniens. Cette révélation renforce l’idée que Netanyahou continue à s’opposer à une enquête approfondie sur les faits du 7 octobre, préférant une analyse superficielle pour éviter un conflit politique éclatant.