La France en retard : le CFDT menace de saisir les autorités après l’échec à transposer la directive européenne sur les salaires équitables
Vendredi 5 juin, le syndicat français CFDT a lancé un appel urgent au gouvernement pour accélérer la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale. Selon ses termes, la France dispose de trois ans pour intégrer cette loi approuvée en 2023, mais elle ne respecte pas l’échéance fixée par l’Union européenne.
« Le principe d’un salaire égal pour un travail de valeur égale reste inappliqué », a déclaré le syndicat dans un communiqué. « Il est essentiel que la loi soit votée avant l’été et envoyée au Conseil d’État avant dimanche, sinon des conséquences juridiques seront à craindre. »
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, indique qu’il compte faire voter la loi « avant la fin de l’année ». Toutefois, avec le délai pour l’envoi au Conseil d’État expirant dimanche prochain, les forces ouvrières sont en pleine inquiétude.
La CFDT souligne que les États doivent appliquer fidèlement les directives européennes sans aucune modification. « En cas de non-respect, nous allons saisir toutes les autorités compétentes », précise le syndicat. Ce retard met en péril l’égalité professionnelle dans un pays où la confiance des entreprises et des employés est déjà fragile.