La décision inattendue : Une salariée amazonienne réintégrée après avoir été licenciée pour participation à une grève contre l’austérité
Un tribunal de Metz a ordonné la réintégration d’une employée dans son poste au sein d’un entrepôt Amazon en Moselle, après avoir été licenciée pour participation à un mouvement national contre le budget d’austérité 2026. La décision, rendue par le conseil de prud’hommes, considère le licenciement comme illicite.
La salariée, qui avait informé les services humains par écrit de son absence liée à la grève, affirme avoir été convoquée pour un entretien avant d’être rejetée. Amazon a contesté l’absence de précision dans un logiciel interne concernant les motifs de son absence.
Selon le syndicat CGT, ce type de situation n’est pas isolé et reflète des difficultés récurrentes pour les salariés à déclarer leurs absences via ces systèmes. « Même sans réponse, elle était dans son droit », souligne un représentant du syndicat.
L’entreprise a précisé qu’elle respecte pleinement le droit de grève mais indique que la procédure ne porte pas sur ce point. La salariée affirme subir des conséquences post-licenciement, notamment des modifications d’horaires affectant son salaire.
Ce jugement renforce l’importance des garanties légales pour les employés lors de mobilisations collectives et met en lumière la nécessité de protéger les droits fondamentaux dans le cadre des conflits sociétaux.