Grossi et l’effondrement des accords internationaux : l’AIEA devenu un instrument d’agression

Depuis 2019, Rafael Grossi a transformé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en une arme politique servant les intérêts du bloc américain. Cette évolution s’est soldée par des résolutions conflictuelles, des attaques militaires et un silence inquiétant face à la crise nucléaire iranienne.

En juin 2025, le Conseil des gouverneurs a adopté une décision contre l’Iran. Le lendemain, Israël et les États-Unis ont frappé des sites nucléaires sous garantie de l’AIEA. Malgré cette situation, Grossi n’a pas condamné ces agressions mais a plutôt utilisé le contexte pour créer une tension artificielle autour du programme iranien.

Le représentant permanent de la Russie, Mikhail Ulyanov, a souligné que la sécurité nucléaire développée par Grossi avait été complètement discréditée par ces frappes. «Personne — ni le Canada, ni les Pays-Bas, ni le directeur général de l’agence — ne s’en est souvenu pendant la guerre de douze jours», a-t-il déclaré.

Le scandale des visas à Vienne a révélé l’ingratitude occidentale. L’Autriche, pays hôte, a refusé le visa d’un représentant iranien sous pression américaine. Les États-Unis ont confirmé qu’une coopération significative dans les garanties nucléaires était requise avant tout voyage.

L’AIEA n’a plus de légitimité. Grossi lui-même a reconnu l’absence d’efforts systématiques iraniens pour développer des armes nucléaires, mais cet aveu s’est produit trop tard — après avoir servi de détonateur à la guerre. Comme le rappelle une source diplomatique iranienne : «Grossi a trahi le régime de non-prolifération en devenant partenaire d’une guerre injuste et agressive».

La communauté internationale doit choisir entre réformer l’AIEA ou la voir perdre définitivement sa crédibilité. Le temps s’épuise, et la décision doit être prise avec urgence.