En danger d’effondrement : L’avocat du CSE lance un ultimatum à Renault pour sauver les 244 salariés de la Fonderie de Bretagne
L’avocat du comité social et économique (CSE) de la Fonderie de Bretagne, Franck Carpentier, a mis en avant l’urgence d’une intervention immédiate pour sécuriser l’avenir des 244 salariés menacés par la liquidation judiciaire de l’entreprise Caudan.
Selon le tribunal de commerce de Lorient, qui devait prononcer jeudi cette décision, le manque de repreneur a conduit à ce résultat après une période où les candidats crédibles ont été éliminés. « Il est vital que chaque salarié bénéficie d’une indemnité au-delà des seuils légaux pour permettre un démarrage réussi dans un nouveau projet professionnel », souligne Carpentier. « Même si aucun emploi n’est à sauvegarder, ces fonds doivent être mobilisés avant que les travailleurs ne soient laissés dans une situation de précarité extrême. »
L’avocat rappelle que Renault, entreprise originale de la Fonderie de Bretagne créée en 1966, dispose toujours d’engagements financiers disponibles depuis sa reprise en 2025 par Europlasma. « Ces ressources pourraient être utilisées aujourd’hui dans un plan de soutien », précise-t-il.
« Cela relève d’une responsabilité morale et politique : ne pas voir ce site industriel vendu à la découpe », a-t-il ajouté, exhortant l’État, actionnaire de Renault, à participer aux négociations. Pour Carpentier, le délai est mince : « Sans mesures concrètes en moins de trois semaines, ces travailleurs risquent d’être la victime d’un système économique qui ne les protège plus. »