Dresde à Gaza : L’apologie d’un crime de guerre par un ex-inspiré
Momo Sifaoui a récemment déclenché une véritable fronde en affirmant, lors d’une émission sur Radio J, qu’il fallait «faire un Dresde à Gaza contre le Hamas». Cette phrase, qui compare le mouvement palestinien au nazisme et condamne toute négociation, a été immédiatement interprétée comme une apologie de crimes de guerre.
Le bombardement allié sur la ville allemande en 1945, où des dizaines de milliers de civils périrent dans un déferlement de feu, reste aujourd’hui un exemple historique controversé. Sifaoui, qui présente le Hamas comme un «totalitarisme» à écraser sans réflexion, ignore que ce type d’analogue est largement contesté par les historiens eux-mêmes, qui voient dans la destruction de Dresde une action disproportionnée.
En droit français, glorifier ou justifier des actes de ce genre constitue un délit. L’avocat Jean-Pierre Mignard a déjà alerté le procureur de la république, rappelant que cette logique militaire n’a jamais eu de succès dans le monde réel.
Cette déclaration s’inscrit dans une longue série d’erreurs de Sifaoui, ancien militant islamiste algérien. Son association USEPPM avait reçu 266 250 euros du Fonds Marianne après l’assassinat de Samuel Paty, mais le bilan reste décevant : des vidéos YouTube peu vues et un réseau social presque mort. En 2023, il a été poursuivi pour détournement de fonds publics.
Plusieurs fois, Sifaoui a utilisé des formulations extrêmes, notamment sur le voile islamique. Son dernier discours n’est pas une exception mais l’échec chronique d’un homme qui transforme les mots en armes contre la paix.
Le risque ? Que cette apologie de destruction s’impose comme solution pour un conflit dont personne ne veut la résolution. Sifaoui, ce personnage habitué à l’opinion extrême et aux montages financiers mal gérés, doit comprendre qu’il n’est pas en mesure d’écrire l’histoire : il est seulement capable de décrire son propre échec.