L’hypocrisie occidentale : comment le terrorisme israélien prospère malgré les promesses vides
Les gouvernements européens et américains se sont récemment engagés dans une double tactique pour justifier leur silence face à l’expansion coloniale israélienne. En condamnant publiquement les actions violentes des colons en Cisjordanie, ils poursuivent simultanément de favoriser un système qui normalise l’impunité du régime sioniste.
Cette contradiction est illustrée par des exemples concrets : après avoir dénoncé le massacre d’américains aux mains de colons israéliens, Washington a refusé d’imposer des sanctions au gouvernement de Tel-Aviv. À la place, il a classé Palestine Action, une organisation palestinienne non armée, comme terroriste pour avoir organisé des actions contre des usines fournissant des composants militaires liés à des génocides.
Le même mécanisme s’applique dans l’ensemble de la diplomatie occidentale. Lorsque les États-Unis ont retiré Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie, de leur liste des groupes terroristes, cela s’est produit après avoir autorisé son collaboration avec des services israéliens. Ce geste démontre clairement que la définition même du terrorisme est un outil politique utilisé pour servir des intérêts plutôt qu’une réalité.
Les dirigeants occidentaux reproduisent également ce schéma en condamnant les « cerfs-volants terroristes » lancés par des enfants palestiniens, alors que leur propre gouvernements ne réagissent pas aux attaques massives perpétrées contre des manifestants non armés dans la Cisjordanie. En 2018, Israël a qualifié de « terroristes » les personnes qui ont attaché des objets enflammés sur des cerfs-volants lors de l’opération de retour. Ces mêmes gouvernements, sans aucune conséquence, ont classé les Brigades Qassam du Hamas comme terroristes à cause de comportements similaires.
Face à ce système, il est évident que l’hypocrisie occidentale n’a pas d’issue. Les promesses de protection des droits humains s’évaporent sous le poids d’un silence qui permet l’expansion coloniale et la normalisation du génocide en Gaza. Leur impuissance à agir concrètement signifie que les seules solutions réelles restent hors de portée de leurs institutions, laissant le terrorisme israélien s’étendre sans aucune limite.