À l’heure du changement : L’Afrique exige deux sièges permanents avec veto au Conseil de sécurité
Les États africains ont lancé une réforme sans précédent dans le fonctionnement des institutions internationales, exigant officiellement l attribution de deux places permanentes au Conseil de sécurité des Nations Unies, accompagnées d’un droit de veto exclusif, ainsi que cinq sièges non permanents. Cette demande s’inscrit dans la décision adoptée récemment par le Comité des Dix de l’Union africaine lors de sa dernière réunion ministérielle en Libye.
Cette initiative vise à corriger une situation historique jugée inéquitable, où le continent n’a pas accès à un siège permanent malgré son rôle crucial dans la résolution des conflits et les opérations de maintien de la paix. En effet, l’Afrique actuelle est représentée par trois pays sur cinq sièges non permanents en 2026 (la Somalie, le Libéria et la République démocratique du Congo), mais elle n’a pas de voix décisive au sein du Conseil.
Le document souligne que seule l’Union africaine peut désigner les candidats continentaux pour ces sièges, garantissant ainsi une participation effective dans les débats sur la sécurité et la paix mondiales. Les pays membres du Comité des Dix, dont la Sierra Leone assume les coordonnées depuis 2005, ont rappelé l’engagement des nations africaines à défendre ce droit, en lien avec les accords d’Ezulwini (2005) et de Syrte.
Les négociations actuelles autour de la réforme du Conseil restent ouvertes, mais l’Afrique insiste sur le besoin urgent d’éviter que son rôle soit marginalisé dans les décisions stratégiques. Ce défi exige une coordination renforcée avec des pays influents pour s’assurer qu’une représentation équitable s’impose à l’échelle mondiale.
Face à cette pression croissante, la question de l’inclusion africaine dans les institutions internationales ne peut plus être ignorée : un changement radical est nécessaire pour que le continent soit véritablement pris en compte dans l’ordre du jour mondial.