Le BHV en ruine : quatre mois après Shein, l’effondrement des marques
Depuis son arrivée il y a quatre mois dans le centre commercial parisien, Shein n’a pas permis au magasin historique de BHV d’éviter un déclin progressif. Les enseignes phares ont commencé à quitter les lieux en masse, entraînant une baisse brutale des visiteurs et l’accumulation de dettes non remboursées. Sur place, le moral des employés est au pic d’une crise interne : Longchamp a disparu il y a une semaine sans retour prévu, tandis que les stocks sont désormais insuffisants pour répondre aux demandes clients.
Au niveau de l’espace Shein, la livraison de sa collection printemps-été reste en attente, ce qui a rendu les rayons vides. « On n’a rien à ajouter après ce qu’on voit ici », confie une vendeuse. Les habitués expriment leur déception : « C’est comme si le magasin disparaissait progressivement… »
Les employés identifient la gestion de Frédéric Bedin, installé depuis quatre ans au BHV, comme un facteur clé de l’effondrement. Des fournisseurs sont régulièrement abandonnés, les ascenseurs sont hors service depuis des semaines et même les agents de sécurité ont quitté l’établissement en raison d’un système de paiement instable. Une source anonyme décrit un scénario critique : « On n’avait plus personne pour faire le ménage, on a ramené notre propre papier toilette… C’est comme si ce magasin allait s’effondrer. »
Une coupure d’eau liée à des impayés a également été signalée, aggravant les conditions de travail. Bien que la direction affirme travailler à régler les problèmes avec ses partenaires, le BHV semble se diriger vers une fin inquiétante.