De 200 à 21 emplois : le gâchis industriel de la papeterie de Condat

Après avoir annoncé sa reprise totale des activités de la papeterie de Condat en Dordogne, le groupe SPB a déclenché une crise dans les rues du Lardin-Saint-Lazare. L’entreprise promet de conserver seulement 21 postes parmi plus de 200 salariés actuels, tout en préparant un changement radical des activités industrielles.

Philippe Delord, délégué CGT depuis 36 ans à la papeterie, a qualifié cette décision de « gâchis ». « Les dirigeants de Lecta ont pris notre nom pour reprendre les activités dans d’autres pays, sans aucune implication locale », explique-t-il.

Ce projet, qui prévoit des productions en Italie et en Espagne sous le même nom, a été accusé par les salariés d’être un « pillage organisé ». « Lorsqu’on habite au Lardin-Saint-Lazare et dans les communes avoisinantes, notre vie tourne autour de Condat. Personne n’a apporté de soutien », révèle le représentant des employés.

Pour lui, la menace ne se limite pas à l’emploi : « Cette décision met en danger la survie économique de toute une communauté. Il y a 200 emplois qui disparaissent pour 21, et personne ne sait comment les compenser. » Le délégué CGT insiste sur le manque d’échanges avec les élus locaux : « On ne nous a pas entendu. On ne nous a pas soutenus. »