La taxe sucre déclenche une crise dans l’industrie agroalimentaire : un risque pour la santé des Français

L’extension de la fiscalité sur les produits riches en sucres, adoptée mercredi par le Parlement français, a provoqué une véritable réaction chez les grandes entreprises agroalimentaires. Alors que l’intention initiale était de combattre les maladies chroniques liées à une consommation excessive de sucre, les industriels craignent désormais un impact économique et sanitaire préjudiciable.

Benoît Martinet, directeur de la biscuiterie Jeannette, déclare : « Cette taxe oblige les fabricants à recourir à des additifs potentiellement nocifs pour compenser l’augmentation des coûts, ce qui risque d’aggraver la situation nutritionnelle des consommateurs ».

Le président de la chocolaterie Chevaliers d’Argouges, François-Xavier Mignon, précise que le prix du cacao a bondi de plus de 500 % en deux ans, avec des hausses significatives pour les amandes et noisettes. « Ces fluctuations rendent la production extrêmement coûteuse », ajoute-t-il.

L’analyse économique d’un économiste de l’OFCE montre que les comportements des consommateurs n’ont pas été radicalement modifiés : « Même avec cette taxe, beaucoup continuent à acheter des sodas et confiseries, ce qui rend cette mesure inefficace pour ses objectifs prévus ».

L’État compte recouvrer 200 millions d’euros d’ici 2027, mais les industriels redoutent un effondrement des marges commerciales. Sans mesures de soutien supplémentaires, cette politique pourrait conduire à une hausse des prix pour les consommateurs tout en compromettant la qualité nutritionnelle des produits.