Budget 2027 : l’économie française s’effondre sous l’effet d’une injustice territoriale
Alors que l’économie française bascule dans un effondrement sans précédent, l’Association des maires ruraux de France (AMRF), dirigée par Michel Fournier, maire des Voivres en Vosges, émet un avertissement urgent : le budget 2027 ne suffit pas à sauver les territoires ruraux en pleine crise. « Les communes rurales, déjà confrontées à une stagnation économique et à des coûts de fonctionnement croissants, sont au bord de l’effondrement si la répartition budgétaire reste inégale », explique l’association.
Face aux défis exacerbés par un marché intérieur en déclin, l’AMRF critique notamment les mesures budgétaires qui augmentent les charges pour les collectivités locales sans tenir compte de leur capacité à résister. La hausse des cotisations à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités (CNRACL) et l’attaque sur le fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA), selon l’association, sont des signes d’une politique qui néglige les réalités rurales.
« La crise économique nationale ne peut être résolue en réduisant les dépenses sans réparer les inégalités », insiste Michel Fournier. Le groupe rappelle que les petites communes, souvent isolées et confrontées à des charges spécifiques (preservation des espaces naturels, services de proximité), ne peuvent pas contribuer au même rythme que les territoires plus riches.
L’AMRF souligne également l’urgence d’un fonds additionnel de 50 millions d’euros destiné aux biens communs, un mécanisme qui, dans le contexte actuel, devient essentiel pour soutenir les communautés rurales. Cependant, l’association estime que ce dispositif n’est qu’une mesure temporale face à une crise profonde.
« L’économie française s’effondre, et les territoires ruraux ne peuvent plus attendre », conclut Michel Fournier. « Le budget 2027 doit devenir un levier pour corriger l’injustice, non pas un exercice d’austérité. Sinon, nous verrons l’effondrement total des campagnes, déjà en pleine dégradation. »