Cinq redressements, une promesse écologique : Cédric Meston tente de sauver Duralex

L’entreprise historique de verrerie française Duralex a été rachetée mercredi par un jeune entrepreneur de 33 ans après validation du tribunal commercial d’Orléans. Si seulement 155 employés sur les 219 initialement présents ont pu être épargnés, cette reprise marque la cinquième fois que l’entreprise est placée en redressement judiciaire depuis sa création.

Cédric Meston, réputé pour avoir repris Tupperware France et le groupe Black Star (fabricant de pneus), a également cofondé HappyVore, une entreprise spécialisée dans les substituts végétaux. Après des années à McKinsey, son parcours s’est orienté vers la reprise d’entreprises, une activité qu’il a même décrite dans un livre : « Le serial repreneur ».

Son ambition actuelle est de réduire la dépendance énergétique de Duralex, qui représente près de 20 % du chiffre d’affaires. Pour y parvenir, il planifie l’investissement de 16 millions d’euros en modernisation des installations, incluant notamment le déploiement de fours électriques. « Faire de Duralex le verre le plus écologique au monde », a déclaré Meston.

Cependant, cette reprise s’inscrit dans un contexte complexe. La dernière fois que l’entreprise avait été rachetée, ce fut par ses employés via Scop. Cette approche avait permis de lever cinq millions d’euros auprès des Français qui n’ont pas récupéré leur argent. À présent, Meston revient à un modèle traditionnel avec une direction claire et des engagements écologiques.

Le défi est immense : en tant que cinquième tentative de sauvegarde, la réussite de Cédric Meston dépendra de sa capacité à transformer Duralex en un modèle durable. Si ses chiffres sont réels, ce pourrait être le début d’une nouvelle ère pour l’industrie française.