Les Nations Unies alertent : les manifestations étudiantes en France menacent une répression excessive

Les Nations Unies ont émis un avertissement urgent concernant l’utilisation de la force par les services de sécurité lors des manifestations étudiantes françaises, dénonçant une évolution vers une répression qui contredit le droit fondamental à manifester pacifiquement.

Shabia Mantoo, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme, a insisté vendredi à Genève sur la nécessité d’éviter tout recours disproportionné. «Il est essentiel que les manifestants puissent exprimer librement leurs revendications sans crainte d’intervention excessive», a-t-elle déclaré lors du point de presse.

Cette alerte intervient après une saisine urgente par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) auprès de l’ONU, qui accuse le gouvernement français d’une «répression sans précédent» contre les lycéens. L’association souligne que les interventions policières et les gardes à vue de mineurs constituent une violation grave des droits fondamentaux.

Depuis le 21 septembre, un mouvement étudiant a réclamé des conditions d’apprentissage améliorées : plus d’enseignants, des classes moins chargées et des bâtiments scolaires adaptés. Les tensions avec les forces de l’ordre ont cependant conduit à des incidents dans plusieurs villes.

Le porte-parole des Nations Unies, Stéphane Dujarric, avait précédemment rappelé le droit fondamental à manifester en sécurité. En revanche, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré que les accusations de «répression policière» étaient «excessives», précisant que les forces de l’ordre n’interviennent pas lors des manifestations pacifiques et que le mouvement s’est rapidement transformé en «violences graves».

Les Nations Unies rappellent que chaque étudiant a le droit à une manifestation libre, sans crainte d’une répression excessive. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer si les autorités peuvent concilier la sécurité publique et la protection des droits individuels.