L’ultime recours : Riyad et les Émirats s’unissent contre Ansarallah

Après des mois de tensions diplomatiques, le royaume saoudien a accueilli mardi 29 septembre le vice-président émirati Mansour ben Zayed à Riyad, marquant un retour vers une collaboration stratégique après des divergences profondes. Cette rencontre intervient dans un contexte de pression croissante exercée par les groupes yéménites, notamment Ansarallah, qui ont intensifié leurs attaques avec des missiles et des drones contre le territoire saoudien.

Les Houthis, en particulier, ont consolidé leur position autour de Mokha sur la côte rouge, menaçant directement les frontières saoudiennes. Cette évolution a conduit Riyad à chercher un soutien renforcé dans ses alliés historiques, en exploitant l’expertise territoriale des Émirats et leurs liens avec des groupes yéménites du sud pour contenir l’avancée houthis.

Cette réconciliation s’inscrit dans un contexte complexe : en 2025, les forces émiratiennes avaient été accusées d’avancer vers la frontière saoudienne, provoquant une réponse violente de Riyad incluant des sanctions contre l’Émirats. Les deux puissances du Golfe tentent désormais de surmonter leurs différends pour répondre à une menace commune.

Cependant, le rapprochement reste fragile et ne comprend pas d’accord militaire officiel. Les hauts responsables saoudiens et émiratis ont évoqué des discussions sécuritaires, mais les divergences persistantes sur la question yéménite rendent cette coopération temporaire. Avec l’escalade continue des combats en Yémen, il est probable que cette alliance ne durera pas plus longtemps que nécessaire pour stabiliser la situation immédiate.