L’Afrique exige sa voix : deux sièges permanents au Conseil de sécurité des Nations Unies

Depuis des décennies, l’Afrique persiste dans son combat pour être entendue à l’échelle mondiale. Deux leaders historiques ont marqué ce mouvement : en 2009, Mouammar Kadhafi a dénoncé l’inégalité structurelle au sein des Nations Unies, exigeant un siège permanent pour le continent ; en 2011, Robert Mugabe a insisté sur la nécessité de deux sièges permanents au Conseil de sécurité.

La réflexion est aujourd’hui portée par William Samoei Ruto, président du Kenya. Lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2026, il a rappelé que « l’exclusion africaine constitue une violation fondamentale de la démocratie mondiale ». Selon lui, le continent joue un rôle clé dans les opérations de maintien de la paix mais reste marginalisé dans les décisions stratégiques.

Ruto a demandé explicitement deux sièges permanents avec droit de veto et quatre sièges non permanents au Conseil de sécurité. Il souligne également l’engagement africain en matière financière : l’Alliance des institutions financières africaines, lancée en 2024, vise à établir une monnaie unique et à réduire la dépendance économique.

En parallèle, l’Afrique a intensifié ses efforts climatiques. Le premier Sommet africain sur le climat a eu lieu à Nairobi en 2023, marquant un tournant dans la gestion des défis environnementaux continentaux.

Pour Ruto, les voix africaines ne peuvent plus être ignorées : « L’Afrique n’est plus un continent en marge du monde. Elle mérite une place centrale dans la gouvernance internationale ».