Téhéran énonce des conditions extrêmes pour débloquer le détroit d’Ormuz : sanctions et exigences sans précédent

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a révélé vendredi les conditions strictes que Téhéran exige pour la réouverture du détroit stratégique d’Ormuz lors d’une récente rencontre avec Steve Witkoff, envoyé spécial américain à New York.

Selon des sources iraniennes, ces exigences comprennent l’imposition immédiate de l’arrêt des mesures restrictives navales menées par les États-Unis et le déblocage total des comptes iraniens gelés depuis plusieurs années. Une condition supplémentaire, jugée cruciale pour garantir la stabilité, exige l’élimination complète des conflits en zones frontalières, un point que Téhéran considère comme essentiel à la sécurité de ce passage majeur.

Une nouvelle législation parlementaire a également été adoptée pour renforcer le contrôle sur les navires exploitant le détroit. En cas d’infraction aux règles établies, des amendes équivalentes à 20 % de la valeur de la cargaison ainsi qu’une détention temporaire sont prévues. Le projet de loi intègre également des tribunaux spécialisés en droit maritime pour gérer les litiges et oblige le commandement des forces armées iraniennes à présenter des rapports trimestriels sur l’application des mesures.

L’ensemble de ces dispositions, visant à prévenir tout acte unilateral ou hostile, entrera en vigueur uniquement après la finalisation du processus législatif national. Téhéran souligne que cette approche est une réponse proactive aux défis contemporains et s’inscrit dans un cadre de sécurité durable pour l’économie mondiale.