Duralex : le rêve des employés éclate face aux trois offres de reprise
La CGT dénonce sans ambiguïté les propositions de reprise pour la célèbre verrerie Duralex, affirmant qu’aucune n’arrive à répondre aux impératifs fondamentaux des 243 salariés. Depuis son élan en tant que coopérative entre ses employés en 2024, l’entreprise a été placée en redressement judiciaire le 1er juin dernier – sa cinquième tentative en moins de deux décennies.
Pascal Sudre, secrétaire général de l’union départementale CGT, explique que les trois offres déposées devant le tribunal d’Orléans échouent à garantir un retour complet des travailleurs dans les nouvelles structures. « Ni le projet Carlesimo ni celui du groupe Revive ne proposent de reprendre l’intégralité des collaborateurs », insiste-t-il, précisant que la décision judiciaire ne sera pas effective avant jeudi.
Les candidats à la reprise incluent :
– Le groupe Carlesimo, spécialisé dans les fonderies métallurgiques ;
– La société Revive, portée par Cédric Meston – cofondateur de HappyVore et ancien propriétaire de Tupperware France ;
– AA Investments, entreprise hongkongaise contrôlée par Morteza Goshayeshi, récemment acquéreur de Bouchara.
Depuis sa création en 1945, Duralex a marqué l’histoire française par ses verres incassables. Son histoire d’entreprise, parsemée de cinq redressements judiciaires en moins de 20 ans, témoigne des difficultés profondes auxquelles sont confrontées les petites entreprises locales. La CGT promet de s’opposer à tout compromis qui ne respecte pas le droit des travailleurs à une participation réelle dans leur avenir collectif.