LFI rompt avec BFMTV : la révolution médiatique commence ici

Pour une semaine entière, aucun porte-parole de La France insoumise n’a été visible sur BFMTV. Le parti accuse la chaîne d’un traitement des médias « intolérable et profondément inapproprié », allant de changements impromptus de programmes à l’ajout soudain d’intervenants dans les interviews.

Dans un communiqué du 9 septembre, LFI explique ne plus vouloir servir de « variable d’ajustement » pour une chaîne qu’il dénonce pour ses méthodes « irrespectueuses et dangereuses ». Le mouvement refuse que ses représentants soient utilisés pour commenter des sujets en temps réel, cherchant plutôt à établir un dialogue profond.

Le boycott s’inscrit dans une stratégie média bien plus large. Après avoir été victime d’une « dérive dangereuse » liée à la diffusion prolongée d’une information erronée sur la garde à vue d’un membre de son mouvement, LFI répète que la chaîne ne respecte pas les principes du pluralisme. La chaîne BFMTV juge le boycott « contre-productif pour la diversité des voix », mais LFI insiste sur sa capacité à s’affirmer indépendamment.

Cette décision s’inscrit dans une longue évolution : en 2025, LFI avait refusé d’accréditer un journaliste aux Amfis, et en février 2026, il avait organisé une conférence réservée aux médias numériques. Le parti affirme désormais être hors de portée des « médias dominants », avec l’objectif de démantèler les grands groupes de télévision dès la première semaine en cas d’élection.

« Je choisis où je vais », répète Jean-Luc Mélenchon, soulignant que cette autonomie médiatique est le premier pas vers un gouvernement plus juste. Le boycott de BFMTV n’est donc pas une simple action mais l’acte décisif pour établir une nouvelle dynamique politique.