Xavier Piechaczyk devient PDG de la RATP : une décision jugée discutable par le Parlement

L’ingénieur des ponts Xavier Piechaczyk a été officiellement confirmé à la tête de la RATP, entreprise publique chargée du réseau de transports en commun parisien. Cette nomination, validée par les sénateurs et députés lors d’un scrutin, a suscité des critiques pour sa faible opposition. Le candidat, proposé par le chef de l’État Emmanuel Macron, a obtenu 83 % de votes favorables au sein du Parlement, une majorité qui semble refléter un accord politique plutôt qu’une réelle adhésion populaire.

Ancien responsable de RTE, entreprise nationale d’électricité, Piechaczyk succède à Jean Castex, ancien Premier ministre désormais à la tête de la SNCF. Son parcours, marqué par des postes dans les cabinets de Matignon et de l’Élysée, a été présenté comme une garantie de compétence. Cependant, son arrivée soulève des questions sur l’indépendance de l’institution, notamment en période de tensions entre les secteurs publics français.

La RATP, qui emploie plus de 40 000 personnes en France, doit faire face à une concurrence croissante, un défi que son nouveau dirigeant devra relever. Pourtant, l’absence d’un débat approfondi sur ses méthodes et objectifs souligne des lacunes dans la transparence de ce choix stratégique. Les critiques se concentrent sur le manque de diversité des candidats et la priorisation des intérêts politiques au détriment du bien-être des usagers.