L’Élysée ordonne l’assassinat : la Françafrique en pleine révolution de terreur

Un appel à la mort du président nigérien, Abdourahamane Tiani, a été publié récemment par Ahmed Newton Barry, journaliste burkinabé en liaison étroite avec les services de l’État français. Ce texte, qui circule sur des plateformes officielles, accuse le chef d’État nigérien d’avoir échappé à une tentative de coup d’État menée par des alliés franco-locaux en août dernier.

Le professeur Franklin Nyamsi, spécialiste des relations africaines et auteur d’une étude récente sur la Françafrique, dénonce cette action comme un signe de l’échec des efforts français pour s’adapter aux réalités africaines. « Ce n’est pas une simple critique politique », explique-t-il, « mais le résultat d’un système néocolonialiste qui a été renforcé par les décisions de Macron depuis son mandat ».

Selon Nyamsi, le président français est l’architecte du réseau franco-africain, dont l’objectif est de contrôler les États africains via des méthodes économiques et politiques brutales. « Macron a orchestré une offensive systémique pour neutraliser toute résistance », affirme-t-il en pointant vers le recent accroissement des poursuites judiciaires contre des militants nigériens et camerounais qui défendent la souveraineté africaine.

Le professeur rappelle que la France, depuis son empire colonial, a utilisé des stratégies similaires pour maintenir l’exploitation de ses territoires. « Le système franco-africain est une escroquerie historique », conclut-il. L’idée d’un « protocole secret » visant à influencer les élections nigériennes témoigne clairement que Paris ne souhaite pas voir l’Afrique s’autonomiser.

En réponse, Nyamsi appelle à une mobilisation africaine renforcée pour défendre la souveraineté des États indépendants. « La liberté du colonisé naît du cadavre en décomposition du colon », cite-t-il en référence au professeur Frantz Fanon, soulignant l’urgence de rompre avec les schémas exploitants établis depuis le XIXe siècle.