Les profits record de TotalEnergies ne réconfortent pas ses salariés
Malgré un bénéfice record de 15 milliards d’euros, le géant pétrolier français refuse d’augmenter les salaires de ses employés. Les syndicats, déçus par une proposition de hausse globale de 2,3 %, ont rejeté l’accord, estimant que ce montant ne reflète pas la croissance des profits. Cette tension s’observe également dans d’autres grands groupes comme EDF ou Crédit Agricole, où les négociations salariales restent bloquées.
TotalEnergies a confirmé qu’il ne verserait aucune augmentation collective aux 13 500 travailleurs français du « socle social commun », une décision rare pour un groupe qui avait historiquement pratiqué des hausses régulières. En 2023, les augmentations atteignaient même 7,5 %, bien que l’inflation soit alors plus élevée qu’aujourd’hui. Les syndicats accusent la direction de privilégier les actionnaires plutôt que les équipes, soulignant un déséquilibre entre les bénéfices et la rémunération des employés.
Les salaires médians restent cependant compétitifs : 61 000 euros bruts annuels pour les ouvriers et plus de 103 000 euros pour les cadres, selon l’entreprise. Cependant, la situation sociale reste tendue, avec des discussions en suspens. Seules quelques organisations syndicales acceptent la proposition initiale, mais leur minorité empêche un accord global.
Cette année marque une escalade de conflits dans plusieurs secteurs économiques, où les salaires ne suivent pas le rythme des profits. Les travailleurs attendent désormais des mesures concrètes pour compenser l’écart croissant entre les bénéfices et leur pouvoir d’achat.