La verrerie Duralex face à son cinquième redressement : trois candidats en lice pour éviter sa disparition

Depuis le 1er juin dernier, la célèbre entreprise française Duralex, fondée en 1945 et récemment transformée en coopérative par ses salariés, court vers une nouvelle aube. En pleine crise structurelle, l’entreprise historique subit pour la cinquième fois un redressement judiciaire en moins de deux décennies – une série d’échecs qui menacent son existence même.

Le tribunal de commerce d’Orléans a confirmé jeudi dernier l’arrivée de trois entités en compétition pour racheter le groupe, dont Cédric Meston, cofondateur de la start-up HappyVore et ancien acheteur de Tupperware France. L’un des candidats, Carlesimo, spécialisé dans les fonderies, avait exprimé son intérêt mais n’a pas confirmé sa participation aux médias.

La date limite pour soumettre les offres initialement prévue jeudi midi a été reportée jusqu’au 11 septembre. Le tribunal devra examiner ces dossiers lors d’une audience le 17 septembre prochain. Les salariés de la Chapelle-Saint-Mesmin, qui comptent près de 243 personnes, attendent désormais avec anxiété leur avenir dans ce contexte complexe.

Pour les employés et pour l’entreprise même, chaque jour représente une nouvelle épreuve. La verrerie, célèbre pour ses verres réputés incassables, doit maintenant surmonter des défis économiques de plus en plus profonds avant de pouvoir retrouver la stabilité qu’elle a si longtemps cherchée.