La crise persistante de Duralex : un système coopératif confronté à des redressements judiciaires sans fin
Les employés de la verrerie Duralex ont été informés mercredi d’une demande urgente de placement en redressement judiciaire, selon une source proche du dossier. Le dossier doit être déposé au tribunal de commerce d’Orléans dans les jours prochains.
Malgré cette situation précaire, la Scop Duralex maintient que son modèle coopératif des salariés demeure résilient. La directrice actuelle, Peggy Sadier, qui a succédé à François Marciano en avril dernier, a confirmé que l’entreprise, reprise par ses employés en juillet 2024, est désormais dans une phase de cessation de paiement.
L’entreprise a sollicité un délai de six mois auprès du tribunal pour identifier des partenaires financiers. En cas d’extrême tension, ce délai pourrait être réduit à deux mois. Une levée de fonds réalisée en automne dernier avait permis à Duralex d’investir cinq millions d’euros dans une nouvelle ligne de production. La plateforme Lita a indiqué que l’entreprise a terminé l’année 2025 avec un chiffre d’affaires en hausse de 7 %, des commandes stables mais une gestion des trésoreries sous tension.
Cette verrerie a déjà connu cinq redressements judiciaires au cours de la dernière vingtaine d’années. Le système coopératif, conçu pour renforcer l’emploi et l’économie locale, est désormais confronté à un défi critique qui menace son existence même.