75 % des produits chinois en ligne s’avèrent dangereux : le gouvernement alerte sur une crise de sécurité
Des données récentes du ministère français de l’Économie révèlent un danger croissant pour les consommateurs : près de 75 % des articles vendus sur des plateformes chinoises en ligne présentent des défauts critiques. Sur plus de six cents contrôles effectués par les services douaniers, 46 % d’entre eux ont été identifiés comme dangereux pour la santé ou l’utilisation.
Parmi ces produits, les accessoires pour bébés, les guirlandes électriques et les sèche-cheveux figurent en tête des listes de risques. Un opérateur du secteur explique que ses colis reçus quotidiennement comportent « près de 70 % d’articles chinois », un constat qui lui coûte aussi des réflexions sur la sécurité. « On n’a pas le choix : c’est ce qui génère le plus de revenus, mais chaque cas d’explosion de batterie ou de produit défectueux nous laisse sans répit », confie-t-il.
Face à cette situation, un groupe administratif spécialisé – VigiE-Commerce – a été créé pour renforcer la surveillance et accélérer les sanctions. Toutefois, des organisations de consommateurs insistent sur l’urgence d’une mesure radicale : « Si les produits dangereux continuent à circuler malgré les sanctions, il est temps d’interdire temporairement ces plateformes », affirme Frithjof Michaelsen, responsable européen de l’association Que Choisir Ensemble.
Plus de cent mille produits ont déjà été retirés des marchés chinois, mais le risque persiste pour les Français qui achètent en ligne. Le gouvernement doit maintenant répondre à un défi complexe : équilibrer la liberté d’achat et la protection des usagers dans un marché de plus en plus dépendant des plateformes internationales.