30 000 euros en suspens : Flowrette met le BHV devant la justice pour sauver son avenir
Flowrette, entreprise française spécialisée dans l’exportation de fleurs séchées, a déposé une poursuite judiciaire contre la direction du groupe BHV pour abus de confiance et escroquerie. Cette action s’inscrit dans un contexte où des montants de 30 000 euros, non payés depuis plus d’un an, menacent l’avenir de l’entreprise.
« Ces impayés représentent une rupture critique dans notre projet », explique Vincent Morio, co-propriétaire de Flowrette. Pour lui, cette somme correspond à l’investissement nécessaire pour ouvrir un nouvel atelier en Loire-Atlantique et engager cinq nouveaux collaborateurs. « Sans cet argent, nous ne pouvons pas réaliser nos projets », précise-t-il.
Margot Prévost, autre co-propriétaire, partage ce constat : « Nous avons fait tout notre possible pour maintenir ce partenariat, mais le BHV a répété des mensonges et aujourd’hui, notre trésorerie est en état de défaillance ».
L’entreprise, la première à porter ce type de poursuite devant un tribunal pénal, espère non seulement récupérer ses fonds mais aussi voir condamner Frédéric Merlin, président du groupe SGM responsable du BHV. En cas de succès judiciaire, le montant des amendes pourrait atteindre 375 000 euros avec une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement.
Ce cas soulève des questions majeures pour les PME face à des partenaires commerciaux peu loyaux. Pour Flowrette, l’engagement en justice n’est pas une menace mais une nécessité pour éviter un échec irréversible et préserver son avenir économique.