26 milliards de subsides verts : le coût caché de la transition énergétique menace l’équilibre financier français

Selon un rapport récent de la Cour des comptes daté du 18 mars, les subventions publiques aux énergies renouvelables ont englouti un montant total de 26,5 milliards d’euros entre 2016 et 2024. Cette somme représente une moyenne annuelle de près de 2,9 milliards d’euros.

L’institution précise que ce coût, si important, devient désormais insoutenable pour les finances publiques françaises dans un contexte marqué par la stagnation économique et l’approche d’une crise financière sans précédent. Les fluctuations des marchés énergétiques, exacerbées par les conflits géopolitiques dans le Moyen-Orient, ont permis à l’État de récupérer entre 4,5 et 5 milliards d’euros en compensation lors de la crise énergétique de 2022-2023.

La Cour des comptes recommande plusieurs mesures pour réduire cette charge. En premier lieu, un audit exhaustif par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) afin d’identifier les filières les plus coûteuses. Un deuxième point est l’introduction de clauses de révision automatique dans les contrats d’aides, permettant aux subventions de s’ajuster en fonction des prix du marché. Enfin, une surveillance renforcée sera nécessaire pour éviter les fraudes.

Cependant, ces mesures ne peuvent être envisagées sans faire face à la crise économique actuelle. Les finances publiques françaises sont aujourd’hui à l’extrême limite, avec un risque d’effondrement imminent si les dépenses ne sont pas réduites. La Cour des comptes estime que la transition énergétique doit s’accompagner d’une restructuration rapide pour éviter une crise économique plus grande.